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Rahat, ville bédouine – Blog – Janvier 2017

Il y a peu, j’ai eu la chance de faire la rencontre d’Ahmed Amrani de l’association “Green Rahat” et de faire avec lui un tour de sa ville, Rahat ville bédouine. Sans être une  conférence détaillée, les quelques explications qu’il m’a données sur la ville reprennent des éléments d’histoire, comme de son expérience familiale dans la ville et son point de vue en tant qu’éducateur.

Rahat est la plus grande ville bédouine d’Israël comme du monde, avec plus de 62.000 habitants,. Sa création, en 1972, fait suite à un processus de sédentarisation des bédouins entamé avec la première petite ville de Tel Sheva en 1966. En 1966, le gouvernement israélien propose des appartements standards de 60 m2 aux populations bédouines, dont les composantes familiales diffèrent quelque peu des caractéristiques de la famille israélienne moyenne. Les premiers habitants s’accommodent donc bien difficilement du changement et s’y installent en modifiant les structures d’origine à leur manière.

Fort de cette expérience, en 1972, le gouvernement propose cette fois des terrains vides aux intéressés, qui s’y installent en fonction de leurs habitudes: unités patriarcale dans lesquelles famille d’origine et fils mariés habitent sur un même lot de terrain, ou mini zones cultivées et troupeaux trouvent également leur place. Il n’est pas sans dire que le passage à la modernité ne facilite pas les contacts et la compréhension entre les générations d’origine et les nouvelles cohabitant pourtant.

La ville compte 15 mosquées, utilisées le vendredi essentiellement, mais un seul terrain de sport, comme des serres procurées par le gouvernement laissées à l’abandon par les habitants, nomades dans l’âme plutôt qu’agriculteurs. Cette situation, selon les dires d’Ahmed, est le résultat de peu de concertation dan

s le développement de la ville, comme du processus de lente évolution des mentalités. Nouvellement citadins, les habitants n’ont pas non plus encore intégré leur potentiel de revendication par rapport aux élus locaux, pour la création de structures sportives par exemple.

Du cote positif, un grand projet d’aménagement vient de commencer autour du cours d’eau traversant la ville (financé par le gouvernement et le KKL entre autres): espaces verts qui, on l’espère, seront utilisés comme aires de jeux, de promenade et de vélos. Positif encore, le travail d’Ahmed qu’il a choisi de faire en priorité avec les jeunes générations, plus éloignées des problèmes de survie au jour le jour pour leur parler environnement mais aussi prise de conscience et de responsabilités au sein de leur communauté.

Et pour moi, une visite intéressante, terminée par un repas bédouin dans la salle familiale. A mon grand étonnement et grande joie, ce fut un repas typique pris assise par terre dans la salle familiale: une grande salle rectangulaire faite pour les repas de famille, incroyable réplique en dur de la tente bédouine traditionnelle.

 

 

 

 

 

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